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Pour en finir avec l’autodestruction.

Cheminement

La plupart d’entre nous sommes des champions toutes catégories de l’autodestruction et ce qui est bien triste, c’est que nous abîmons souvent aussi notre entourage proche et ce qui est le plus impardonnable, c’est lorsque nous ne sommes absolument pas disponibles pour nos enfants … ou que nous le sommes trop ! Nous avons des responsabilités envers eux.

Ne pas s’aimer. Se détester. Ne rien se pardonner. En faire baver aux autres, les tester, les décourager de nous aimer pour mieux se complaire dans notre solitude et nos convictions : « personne ne m’aime » !

Stop. Ras-le-bol, à quoi bon, pourquoi donner raison à nos petites voix terribles et cruelles qui nous répètent à longueur de temps que nous sommes des bons à rien , que nous allons nous planter etc.

C’est vital. Il faut faire dégager de nous ces voix qui ont pris le commandement. Tout le monde a intériorisé ces voix qui sont souvent celles d’un de nos proches qui nous répétait : « Fais pas ci, fais pas ça ! » et l’on pense à la chanson de Dutronc …

Ces voix, apprenez à les découvrir, à les écouter, notez ce qu’elles vous disent puis répondez-leur, faites-les taire.

C’est un travail colossal : revenir habiter notre vie intérieure !

Et oui, les dépendants affectifs se font squatter à leur insu ! Pas étonnant que cela soit difficile de se trouver ! Ils n’ont plus de chez eux, ils se sont fait envahir par les autres…

Alors quand, après une période plus ou moins longue d’absence, on essaie de rentrer chez nous et que l’on trouve notre intérieur dévasté, les chips sur le canapé, les placards vides, les papiers qui traînent, les courants d’air des fenêtres et des portes qui ferment mal… on a envie de fuir, on tremble, on a peur… comment faire ? comment se sentir bien dans un lieu si inhospitalier ?

Alors souvent on a une frénésie de renouvellement, de rafraichissement, pour reprendre contact avec nous, on y va à fond, on fait des régimes, on suit des psychothérapies, on cherche à rencontrer de nouvelles personnes, on commence une retraite, on tombe raide amoureux, on repeint notre intérieur, on change tout le mobilier…

Et HORREUR : à la première difficulté, à la première déception, on se sent si mal, qu’on baisse les bras et on laisse un, puis deux, puis trois squatteurs entrer, ils nous disent d’abord : « tu devrais faire plutôt comme si, tu devrais pas faire ça, tiens mais c’est chouette ce que tu as fait là mais … » et on s’efface, et on laisse faire et on s’étourdit ou on se cache pour ne plus se retrouver à nouveau dans la même merde, et pourtant c’est trop tard, on n’a pas réussi à reprendre possession de nous, on n’a d’ailleurs jamais réussi, on a toujours préparé notre maison intime pour les autres et non pour nous !

Alors, videz les squatteurs et préparez-vous un nid douillet POUR VOUS.

Ne faites la déco que selon vos goûts, qu’à votre manière.
Oui mais  SECONDE HORREUR : vous ne savez ni par quel bout commencer ni ce que vous aimez.

Et bien, pour continuer sur l’image du logement : vous allez y aller tout doucement, par petites touches, en vous écoutant et vous allez jour après jour partir à la conquête de vos goûts.

Une seule règle  : ne choisir un élément que s’il vous plaît. Pas selon le regard des autres, selon le vôtre.

Il m’arrive parfois d’être complètement désorientée.

Je sais que cela fait partie du travail de reconquête de mon intérieur. J’attends que cela passe, je respire, je m’écoute et je trouve un chemin.

Depuis six mois, je me connais mieux que depuis ma naissance. J’ai vécu 39 ans sans rien savoir ou presque de moi !

Maintenant, je vois encore plein de squatteurs se pointer, certains parviennent encore à m’escroquer une ou deux nuits mais  quelle satisfaction quand je les vire dare dare et quand je renforce mes limites !

Quelle satisfaction d’être suffisamment solide les bons jours pour accueillir du monde chez moi, je dis bien accueillir, sereinement et non subir ! mais cela va tout doucement et je ne suis pas encore vraiment prête à construire des liens avec les autres car je dois me soigner d’abord, prendre soin de moi. Et être une adulte responsable pour mes enfants qui ont le droit à la sécurité et à une vie paisible et chaleureuse.

Je pense que dans un ou deux ans, je serai suffisamment propriétaire de moi pour ne plus me mettre en danger.


Acceptons ce travail de guérison, acceptons d’être malade, n’ayons pas honte.
 Quel bonheur de se découvrir, c’est comme une seconde naissance, je suis très émue et je vous souhaite beaucoup de compassion pour vous.

ysyade

8 réponses à “Pour en finir avec l’autodestruction.”

  1. 14 07 2009
    Martin (15:28:28) :

    Merci pour ce témoignage génial, je m’y retrouve pas mal.
    Je souhaite moi aussi me sortir de cet engrenage infernal, qui me bouffe bcp d’energie, de temps, et surtout de joie de vivre.

    Apprendre à s’aimer n’est pas évident, mais effectivement en voulant se faire du bien et en s’offrant de la douceur, c déjà bien parti.

    A bas ces petites voix intérieures qui dictent ce qu’il serait bon de faire.

    Aujourd’hui jour de 14 Juillet, je lance ma propre révolution interne !

  2. 14 07 2009
    clarasun (18:28:33) :

    oui, j’ai eu la même pensée ce matin ! 14 juillet, anniversaire de la révolution!…sauf que « révolution » veut dire faire un tour complet, pour revenir au point de départ..ce qui est le contraire de mon souhait et ma motivation les plus profonds :-)
    mais oui, entamer le changement vers la renaissance !

  3. 16 04 2010
    zomrouda (21:51:16) :

    merci pour ce témoignage, je m’y retrouve mais moi, je suis encore… squattée, comment faire pour me reprendre en main?

  4. 5 08 2010
    AGNESLIFE (13:58:51) :

    Comment faire pour se pardonner de ne pas avoir réussi sa vie et de se sentir dans une impasse…

  5. 20 09 2010
    GHIS (17:57:17) :

    Super le commentaire
    A plus

  6. 23 09 2010
    Soloist (09:19:28) :

    Bonjour,

    J’ai commencé la lecture d’un livre, « halte aux autosaboteurs » cela parle exactement de ce dont tu parles ici.
    Je suis aussi tout a fait la dedans, et encore incapable d’en sortir.
    Je me retrouve a fond quand tu dis : »Oui mais SECONDE HORREUR : vous ne savez ni par quel bout commencer ni ce que vous aimez. »
    C’est exactement cela, mais je n’arrive pas a savoir qui je suis , peut etre que je veux aller trop vite. mot clé « doucement » , « douceur », et « observer en toute conscience sans baisser les bras »…pas évident.
    Peut etre qu’on pourrait en parler, tu as mon e-mail , si le coeur t’en dis…a+
    Solo

  7. 22 11 2012
    iS (20:28:45) :

    Drôle pour moi de lire tout ça. Je suis sans doute dans une situation similaire et je cherche les cartes pour jouer ma partie.

    Au niveau de la déco: j’ai réussi à peindre mon wc en rouge parce que mon ami a dit que rouge était une bonne idée. Je n’aime vraiment pas donc, je réfléchis. J’ai pour l’instant planté le décor, rajouté du blanc et trouvé un compromis avec moi pour ne pas dépenser d’argent à changer la couleur. Je cherche à ajouter des éléments de décoration. Je ne sais pas encore ce que cela donnera ou si je serai d’accord, mais cela me permet de prendre du recul et aussi, de me creuser le méninges pour apprendre à me connaître et me respecter. Bonne route à toutes et tous.

    iS.

  8. 15 12 2012
    Maria (21:55:36) :

    Après quelques lectures sur votre journal, quelle « claque »…
    Un mois après une rupture douloureuse (qui l’est encore, naturellement), je réalise (avant je l’avais réalisé quelque peu également, mais je ne voulais pas me l’avouer…) que j’étais au final dans une relation très malsaine, puisque de dépendance, avec mon copain. Ce qui est d’autant plus douloureux puisque ça a conduit à la dite rupture, sans que je ne puisse, au final, rien y faire…

    Alors ce soir, dans un moment difficile, je me dis que je vais regarder, chercher un peu sur le net, ce qu’est la dépendance « affective » et si ça ne me correspond pas… Et là, incroyable… Ce sont vos textes qui m’ont le plus parlé surtout, bien davantage que les définitions données par certains sites…

    Mais le plus drôle, c’est que ça explique aussi d’autres soucis que j’ai rencontré, en dehors de ma relation amoureuse… Eh oui… Maintenant ce mal dont je souffre, et dont je disais encore à cet « ancien copain » désormais cet après-midi, qu’il me bouffait, a bien un nom…

    Maintenant que je sais je me sens déjà mieux… Je me sens moins perdue… Et prête à guérir… A 21 ans, j’espère que ça ne prendra pas trop de temps…

    Alors, merci !

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