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Sortir de la phobie de la séparation, sortir de la dépendance affective.

25102010

Je suis la créatrice du blog et je me permets de vous écrire comme je le fais à chacun, chacune laissant ici un message.
Voici par exemple le témoignage de Béa :

 » Je m’accroche aux autres, quitte à supporter l’insupportable, à me nier, par peur qu’ils me quittent… je les étouffe… et bien évidemment, l’histoire se répète, ils s’enfuient tôt ou tard… alors en bonne DA, je reporte ma dépendance sur quelqu’un d’autre… seulement depuis 3 ans je n’ai plus d’amoureux, et depuis quelques mois, plus d’amis…. ils sont tous, comme par hasard ?, sorti de ma vie… et c’est maintenant que je suis seule que je prends réellement conscience de la situation et de la souffrance d’être seule…
Je suis comme vous, je ne sais pas prendre soin de moi, en plus, j’ai peur de m’investir car pour moi, investir veut dire dépendre…
Je fais beaucoup de crises d’angoisses, j’ai l’impression d’être descendu dans les enfers… »

Effectivement, être dépendante affective est très douloureux, un peu comme une réaction  allergique à la relation à l’autre… le problème étant qu’on ne peut vivre sans relations…
Il s’agit en fait effectivement d’un long chemin, pas linéaire, pas sans souffrance, où l’on apprend à s’accepter et s’accueillir avec beaucoup de compassion et de tendresse tout au long de notre apprentissage d’une relation à l’autre plus douce, plus saine, moins violente.
En fait, il faut commencer à faire connaissance avec soi, ne plus penser à l’autre d’abord mais à soi et ne plus vivre les moments de solitude ou l’éloignement des autres comme la marque d’une valeur insuffisante de notre personne ou d’un abandon mais comme la preuve de la fidélité à nous-même et comme un apprentissage qui doit immanquablement passer par l’acceptation de notre solitude intrinsèque. Nous devons apprendre que la solitude n’est pas un cauchemar mais notre lot à tous et le seul moyen d’être libre. Sans solitude, aucune liberté, aucune individuation !

Je pense que pour les autres, cette solitude n’est pas un problème, ils savent depuis longtemps, ils l’ont compris, qu’elle n’est pas éternelle, pas fatale, pas la négation de leurs choix mais une condition inhérente à l’être humain et ils apprécient à juste titre les moments de partage avec autrui sans être obsédés par ces moments ou anéantis par l’espacement ou l’absence de ceux-ci.

 Nous avons beau le « savoir », notre corps ne le comprend pas ! Il ne parvient pas à garder son unité , il est morcellé alors que pour comprendre, il faut pouvoir faire sereinement les liens. Ce qui cloche, c’est que nous sommes des phobiques de la séparation. Il faut donc apprendre à sortir de cette phobie pour pouvoir enfin vivre !

Alors que nous sommes comme des nourrissons : incapables au départ d’ancrer dans notre corps la temporalité de l’absence : lorsqu’un autre s’éloigne, c’est nous que nous perdons de vue car l’angoisse est telle que nous restons bloqué sur cette déchirure, oubliant de continuer notre vie !!!

Le nourrisson ne sait pas que sa mère va revenir, il n’a plus de repères, il pleure ou crie pour exprimer son angoisse et si cela dure trop longtemps peut se murer, devenir apathique…
Nous ne savons pas que la séparation ne nous enlève pas l’amour que nous avons en nous ou ne nous coupe pas de nos repères, nous souffrons tellement que nous cherchons à nous recoller à l’autre ou nous nous coupons définitivement de nos sensations pour ne plus souffrir et éventuellement nous sabotons la relation : ne parvenant pas à endiguer la terreur panique, nous cherchons à éviter à tout prix que cela se reproduise !

Il faut donc apprendre à ne plus rester dans le vide, au-dessus du gouffre, en chute libre quasi permanente , face au vertige… il faut apprendre à continuer notre chemin en ajoutant une pierre après l’autre, en refaisant le chemin en sens inverse autant de fois que nécessaire pour bien se persuader que nous avons des repères solides maintenant, des ressources disponibles… il faut apprendre à canaliser l’angoisse et à continuer à vivre notre vie sans attendre les autres, et de ces tous petits pas microscopiques et lentissimes, tirer un espoir et un apaisement de plus en plus grand…

Il faut affronter cette phobie comme telle. ( Je reviendrai sur cette notion dans un article prochain).

Se faire enfin confiance et écouter notre petite voix intérieure qui nous dit : « toi aussi, tu peux y arriver, écoute-moi bon sang ! »

Ne plus être ce nourrisson vulnérable et inconscient !!! Ne plus être terrorisé par la séparation. Reprendre possession de nos esprits.

Mais cela prendra  du temps ; ne se fait pas par magie ; ne permettra jamais que nous ne gardions pas une fragilité dont il faudra tenir compte.

 Toutefois, sortir de l’enfer est possible très vite. L’enfer étant l’incapacité à vivre un jour à la fois paisiblement. On devra commencer par se fixer un objectif à se mesure : quinze minutes ( oui, cela peut être déjà beaucoup lorsque l’on est en crise) , une heure, une demi-journée, une journée paisible à la fois …

S’ancrer, garder nos expériences passées précieusement et les enrichir, les consolider ; ne pas voir en l’autre un élément d’insécurité mais une personne avec laquelle nous pouvons échanger ; c’est tout ; remettre l’autre à sa place, le virer de notre salle des commandes et reprendre le pilotage de notre vie en étant celui ou celle qui choisit les destinations, les itinéraires, les modalités : oui et cela donne une si grande liberté, une renaissance … faire que l’autre ne soit plus notre nourriture principale mais se nourrir de nous : au début, on est fragile, hésitant, incapable de savoir ce que l’on est …

Alors on apprend à faire connaissance et cela nous occupe. Et les autres pendant ces mois et ces années là ne sont plus au centre de notre construction. Du coup, les choses vont mieux. Les relations sont libérées de leur gravité, de leur enjeu de vie ou de mort. Elles ne sont là que pour nous enrichir ou pour nous permettre d’entrer en dialectique ; pour découvrir d’autres manières de vivre, pour échanger voire partager mais plus pour oxygéner ou faire vivre.

La route est longue et l’enjeu bouleversant. Je vous souhaite, cher lecteur, chère lectrice, bon courage.

Je propose à ceux qui le souhaitent un coaching pour les accompagner sur ce chemin. Vous trouverez des renseignements sur la page suivante :http://dependanceaffective.unblog.fr/choisissez-un-coach-pour-vous-accompagner-vers-lautonomie-affective

Bonne route et à bientôt de lire de vos nouvelles,
Ysyade.




Apprendre à nouer des relations épanouissantes .1.

4102010

Il est une étape merveilleuse et réjouissante  sur le chemin de la guérison : apprendre à construire une relation positive, équilibrée, bref :  épanouissante.

Lorsque l’on a compris que notre manière antérieure d’entrer en relation basée sur l’illusion d’une relation fusionnelle et du mythe du « parce que c’était lui, parce que c’était moi » était la plus sûre manière de créer des relations toxiques … alors il est temps d’essayer une autre manière de se faire des ami(e)s.

Et cette manière là nécessite une toute autre démarche : en voici la recette.

Tout d’abord, passer du temps à se promener et à fréquenter différentes échoppes relationnelles sans chercher à nouer des amitiés mais tout simplement pour découvrir des personnalités différentes et des manières de vivre variées … Echanger tranquillement et apprendre à écouter et à s’affirmer.

Puis, être capable de définir les valeurs que l’on veut partager avec l’autre et se tourner vers cet autre .

Faire doucement, très doucement connaissance sans aller trop vite et en veillant à respecter les étapes qui mènent du statut relationnel social à celui d’intime en vous autorisant et en autorisant aussi l’autre à fixer la limite de la relation à la distance qui  vous convient .

Vous devrez ainsi accepter le rythme et la distance de confort de l’autre tout en apprenant à respecter les autres ; il faudra aussi accepter que cette relation soit vivante et que cette distance puisse évoluer et s’adapter.
Cette manière de faire change radicalement la donne : il ne s’agit plus de nouer ou rompre une relation dans le bruit et la fureur ; il s’agit de créer du lien en fonction d’affinités, et de manière raisonnable : chaque relation apporte quelque chose, aucune n’est exclusive ou fusionnelle.
La richesse, la diversité, la subtilité des liens ainsi créés sont sans commune mesure avec la pauvreté affective que vivait le dépendant contraint de  maintenir des relations peu satisfaisantes, douloureuses, nocives parfois juste pour éviter de se confronter à la solitude et à la perte.

Paradoxalement, au lieu d’en tirer une leçon et d’apprendre à mieux choisir et construire ses amitiés, le dépendant replonge aussi vite dans une autre relation stérile par peur du vide et « drogué » à la séduction et aux rapports humains immédiatement chaleureux, familiers …CoolClin doeilArgent

Et très vite, cela donne : emoticoneemoticoneEmbarasseemoticoneemoticoneCri

Alors, prenons le temps de cette belle expérience sans nous précipiter.

 

 

 




Pour une pratique exploratoire du quotidien :une rééducation vitale.

4102010

Cela fait bientôt deux ans que j’ai commencé ce blog.

Cheminement Beaucoup de chemin parcouru mais je n’ai pas encore fini mon périple. Mes objectifs commencent à peine à prendre forme. J’ai décidé de mettre en ligne un journal pour pouvoir partager ce que je ne pouvais plus me résoudre à vivre seule. Depuis l’adolescence, j’ai vécu d’intenses souffrances toutes liées à ma difficulté à vivre seule ; je n’ai d’ailleurs pas été capable de vivre seule, vivant en couple des relations désastreuses, incapable de gérer mon argent, incapable de finir mes études correctement, ne devant mon salut qu’à des capacités intellectuelles suffisantes pour compenser mes errances et à mon obstination ; j’ai réussi un concours pour devenir enseignante et malgré des débuts chaotiques (une démission récupérée in extremis, des congés maladie fréquents) j’ai trouvé la force de m’accrocher à mon travail et à … mon compagnon du moment.

Dès que je me retrouvais seule, je passais mon temps repliée sur moi, morte de trouille, ayant peu de relations suite à de nombreux déménagements et un divorce. J’arrivais de temps à temps à fonctionner normalement pendant quelques mois, pleine d’enthousiasme, pleine de projets mais je trébuchais vite, toujours angoissée, toujours obsédée par mon compagnon et me sentant mal aimée, trahie, délaissée ; toujours cherchant à dire à mon entourage ce qu’il convenait de faire alors que je devais m’y reprendre à dix fois pour avoir le courage de mener une tâche à bien, étant sans cesse en train de m’analyser, me critiquer, me dévaloriser ; ayant des crises de colère, des crises de boulimie et toujours ces dépenses compulsives qui nuisaient à tout projet.

Voulant rompre tous les six mois, cherchant tous les six mois à déménager. Voulant tous les six mois changer de travail ou refaire mon intérieur. Une angoisse monstrueuse commençant à me bouffer le bide, mes intestins , mon dos ; beaucoup de difficultés pour dormir et pour éprouver du plaisir, à l’affût du comportement de mon compagnon, lui faisant des scènes de jalousie, lui reprochant tout, cassant des objets, complètement rongée par la colère et sans elle, abattue, mangeant et dépensant pour ne pas retomber, ne sachant pas faire autre chose que rien ou tout frénétiquement.

Et puis, un jour, j’ai eu tellement mal que je me suis couchée par terre et que j’ai attendu, je croyais que j’allais mourir, j’en pouvais plus, et je me suis dit  que je jetais l’éponge, que je restais là et que j’allais prier.

J’ai vécu quelques moments de grâce, mes larmes ont coulé, coulé, coulé et j’ai ressenti une sorte d’apaisement à travers lequel j’entendais la nature m’appeler, la sur le sol, j’étais en contact et j’entendais la nature ; je me suis sentie animale et des gémissements sont sortis de moi.
J’ai compris que j’étais un animal blessé et que je devais retourner auprès de ma Mère Nature pour guérir, qu’il fallait que je sois modeste et que je profite du soleil, de la lumière, des odeurs, de la douceur d’un contact, j’ai toujours eu des chats et je me suis sentie féline.


Depuis ce jour, la volonté d’apaisement l’a emporté sur la douleur et l’agitation ; je suis encore bien loin de la sérénité car ma blessure se rouvre encore et je vis  encore parfois des moments tempétueux ; mais ce n’est plus pareil qu’avant, ce ne sera plus jamais pareil,  une certitude, un guide sont là à mes côtés et me disent de faire confiance et de me laisser aller, de me recontacter à cette Mère Nature.

Je ne  sais pas si je peux appeler cela de la foi ; je sens que quelque chose de sacré est là ; la dimension de la condition humaine m’inspire le plus grand respect et la Nature est pour moi un temple. Je crois que j’ai commencé une démarche spirituelle ; auparavant, j’étais capable de réfléchir, de philosopher mais il me manquait cette prise de conscience et cette expérience du lâcher-prise.

Le quotidien est maintenant le compagnon avec lequel je souhaite avoir une relation riche, profonde, intense et respectueuse.

L’homme avec lequel je vis n’est plus ma divinité. Ce statut m’empêchait de construire avec lui une relation réelle, équilibrée. Je croyais qu’il pouvait tout pour moi et qu’il n’avait pas le droit d’être faible, malade, infidèle, désorganisé, qu’il devait être toujours disponible, toujours un amant parfait et sans désirs extérieur à moi.

Tout ceci était inconscient. Quand je me suis rendue compte de ce qu’impliquaient ma souffrance, mes douleurs, mes incapacités, mes exigences, mes demandes, mes agitations, mes dépenses, mes sermons, quand je me suis rendue compte que je refusais le quotidien, que je savais posséder plutôt qu’aimer, j’ai été horrifiée.

Il y a eu encore le déni, il est d’ailleurs  encore à l’oeuvre parfois. Il y a eu aussi le dégoût. Et puis, j’ai appris à me pardonner, à écouter mes cris d’enfant apeurée, à me consoler, à m’écouter, à me découvrir, à laisser le temps faire son oeuvre, à mettre en place des rituels, à me poser.

Pour vous donner une image, auparavant, j’avais du mal à faire deux fois de suite la même chose. Les autres m’ennuyaient vite. Aller deux fois dans le même magasin m’embêtait. J’aimais l’excitation de la nouveauté qui fait qu’on ne voit pas les défauts et que les autres ne nous connaissent pas non plus. Sans cette excitation, du mal. Des difficultés à vivre sans l’excitation de la nouveauté ; ne pas vouloir s’attacher, bouger pour éviter d’entrer en contact avec ma solitude intérieure, mon immaturité.

Et je vivais dans l’attente d’un événement, une journée à la maison et je pensais que mes enfants allaient s’ennuyer. Je fuyais le vide et courais après l’amour des autres tout en me cachant d’eux et en me heurtant à tous les vampires du coin,  proie idéale des narcissiques, championne du monde des compli-menteuses.

Une course folle et superficielle.

Quand j’ai commencé à apprivoiser mon quotidien, j’avais parfois du mal à me lever de mon lit et à marcher et j’ai dû réapprendre à marcher. Du moins, en sentant mes jambes.
Depuis presque cinq ans, je suis partie à la découverte de mon quotidien. Je n’étais jamais à ce que je faisais et j’étais toujours pressée. Je n’avais pas le temps donc souvent je ne finissais pas ce que je commençais ou je bâclais.

En quatre ans, j’ai appris : à tenir un agenda,  à être capable de découvrir  ce que j’aime vraiment , à construire une amitié -j’ai échoué plusieurs fois avant d’y arriver,  ayant eu  l’habitude de me lier à des personnes toxiques, reproduisant mon modèle relationnel familial  ; aujourd’hui, j’apprends tout doucement à  construire et entretenir des amitiés riches et équilibrées, respectueuses de l’un et de l’autre. A oser avouer mes faiblesses et à échanger avec vous. A transmettre aussi mes connaissances, mon expérience.

Ce quotidien là est très différent : il y a moins de clinquant, de grandes déclarations, de promesses grandiloquentes ; mais plus de chaleur, de sincérité, d’humilité, plus d’échange, de pudeur et rien ne se fait trop vite, je me sens acceptée telle que je suis; je sais vivre ma colère de manière respectueuse, je parviens à me souvenir des bonnes choses et à laisser mon compagnon vivre sa vie, je commence à accepter mon corps…

Ce quotidien là se déroule paisiblement jour après jour et la répétition et le rituel sont des éléments apaisants ; jour après jour, j’apprends à être plus sincère, plus juste, à oser dire ce que je ressens mais j’apprends aussi à respecter mes limites et celles des autres ; j’ai beaucoup à faire car il m’était plus simple auparavant de tenter de contrôler tout le monde autour de moi et de faire remarquer à mon entourage tous ses disfonctionnements … et j’accumulais ainsi les problèmes ne prenant pas le temps de les régler et en voulant à tous ceux qui m’en empêchaient …
Je sais maintenant que je n’ai plus à être paralysée par la peur, coincée dans le rôle de celle qui doit gérer les humeurs terrifiantes des grands et les consoler ; je peux maintenant enfin m’occuper de moi, apprendre à vivre ma vie.


Quand on en a fini avec le contrôle et l’intrusion, il faut faire face à un énorme chantier : notre vie est un vrai désastre ou tout est en bazar, où la logique, le bon sens et la stabilité manquent ; alors, courageusement, jour après jour, il faut remettre de l’ordre, se découvrir en acceptant de passer des semaines dans un état proche de la dépression profonde car à force de s’occuper des autres, on ne se connaît absolument pas et c’est si angoissant de se dire qu’on ne sait pas quoi faire ni par où commencer .
Ce chantier de construction personnelle, je l’appelle « la pratique exploratoire du quotidien » ; à travers un cheminement qui passe par les activités ancestrales de l’homme : se nourrir, s’abriter, échanger, se distraire, travailler … retrouver le contact avec ses valeurs. Apprendre à vivre.

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