L’envie de rien, un symptôme critique.

4 03 2009

blog.jpgIl m’arrivait certains jours d’être fauchée en plein vol.

J’utilise cette métaphore car elle colle vraiment à ce que je ressentais.


La veille, par exemple, je faisais des activités, normalement ou je me lançais dans des projets et puis, là, soudain, plus rien, aucun intérêt, incapacité à faire quelque chose, tout m’ennuie, je reste couchée, je dors, je vois tout en noir et je m’arrête là car comme a dit Michele dans son commentaire, je la cite « j’en passe et des pires ».

A. Les éléments déclencheurs.

Or, il s’avère que j’ai voulu savoir si certains faits, certaines situations, certains moments étaient davantage propices à la naissance de cet état paralysant et ravageur ( on a l’impression que tous nos efforts ou progrès de la veille sont balayés, réduits à néant) .

Je pense que la réponse est à la fois personnelle (nous fonctionnons tous différemment) et en même temps que l’on peut trouver des dénominateurs communs à ces éléments déclencheurs :

- ce qui arrive en première position dans mon cas, c’est la déception sentimentale (je vais expliquer car cela  dépasse le cadre de la vie amoureuse).

_ ce qui arrive en second , ce sont les difficultés à gérer les choses du quotidien, difficultés qui engendrent l’impression de « je ne vais jamais y arriver » et donc qui me conduisent au « à quoi bon ? » et à la paralysie évoquée ci-dessus. (j’en reparlerai dans un autre article)

- ce qui m’arrive également, en troisième position, ce sont les crises de « complexes » comme je les nomme : « je suis nulle, je ne sais rien, je ne suis pas belle, je n’ai rien d’intéressant, les autres ne me regardent pas » etc. (idem, autre article à venir)

Quand on regarde cela de plus près, les trois choses me semblent liées.

En plus, il faut signaler que la fatigue est un facteur extrêmement aggravant car, en général, je gère mal mon énergie, en dépensant beaucoup trop d’un seul coup et donc, le moindre imprévu me laisse sans force… et donc l’élément déclencheur se pointe et badaboum !

En plein dans l’envie de rien.

B. La déception sentimentale.

Qu’est-ce que je ressens et j’appelle « la déception sentimentale » ? Il s’agit d’une attente que je place dans l’autre, que ce soit un collègue, un ami, ou mon amant (j’emploie ce terme dans son sens ancien : celui que j’aime). Une attente qui s’avère être déçue et qui provoque un manque, une impression de vide, une tristesse.

Je vous donne des exemples:

-Je m’entends bien avec un collègue, une collègue et je me dis que je pourrais l’inviter à boire un coup pour papoter, en dehors des heures de travail et la personne refuse. Je me sens mal.

-Je fixe un rdv à un  ou une ami(e) et celle-ci annule ; mon ami(e) va passer de bons moments avec d’autres copains. Je me sens mal, je me sens exclue.

- Je passe un week-end génial avec mon amant et j’attends de ses nouvelles : la semaine passe sans aucun message. Je me sens très mal.

Je pourrais multiplier les exemples !

C. L’envie de rien : la méconnaissance de ses émotions.

Finalement, si je reviens à mes exemples ci-dessus, lorsque je me sens mal, je vais à ce moment-là, me replier complètement sur moi, car il s’agit à chaque fois de guérir d’une blessure qui est bénigne pour les autres mais grave pour moi !

Pourquoi justement est-elle grave ?

Parce que je ne gère pas mes émotions, parce que je suis entièrement focalisée sur l’autre dont ma survie dépend alors que je devrais être focalisée sur moi !

Derrière cette envie de rien, se cachent en réalité plusieurs émotions, pas toujours reconnues qui sabrent complètement notre énergie vitale, qui envahissent tout.

Je dois d’abord absolument arrêter de me focaliser sur l’autre et profiter de ce repli sur moi pour écouter ce qui se passe un peu dans mon corps. Pour décrypter la signification de « cette envie de rien ». Pour apprendre à reconnaître mes émotions.

 

D. Quelques pistes pour en sortir :

D’abord, arrêter de se traiter de tous les noms lorsque cela se produit. Lorsque vous n’avez envie de rien, acceptez-le, acceptez-vous comme cela.Ayez de la compassion pour vous.

Trouvez un endroit et un moment où vous pouvez vous asseoir ou vous allonger et vous décontracter et dites-vous : « d’accord, je n’ai envie de rien et je ne vais pas chercher à tout prix à m’activer. Je m’accepte comme cela. Je sais que cela ne va pas durer. » (les affirmations peuvent sembler ridicules mais  je vous garantis qu’elles aident énormément.)

A ce moment-là, essayez d’accueillir les émotions qui viennent en vous : cela ressemble à un « décrassage » : vous allez peut-être ressentir une grande tristesse :pleurez !

Vous allez ressentir de la colère (tapez dans des matelas, cela soulage) ou vous mettre à rire ! Cela peut prendre quelques minutes ou plusieurs heures.

Acceptez la peur aussi.

Puis, généralement, vous aurez une petite idée de ce qui s’est vraiment passé. Et là, il faudra le verbaliser : « oui, j’attendais un appel de mon amant mais il ne l’a pas fait et je me suis sentie abandonnée et j’ai imaginé qu’il se foutait de moi. »

Puis, il faudra trouver un moyen d’imaginer comment vous auriez-pu vivre cela autrement et de manière moins douloureuse.

Pour reprendre l’exemple ci-dessus, vous n’avez peut-être pas appelé votre amant par peur de le déranger, par peur de lui donner une mauvaise image de vous, par peur de le faire fuir… par peur de le perdre tout simplement. Mais le problème c’est que dans ce cas-là, vous vous interdisez tout simplement de vivre en coupant votre élan vital. Vous ne vous respectez pas et vous vous privez d’une connaissance précieuse : vos besoins !

Si cet homme est équilibré, il pourra vous dire de manière respectueuse que vous le dérangez, il pourra aussi vous accueillir chaleureusement, il pourra vous dire que vous avez bien fait d’appeler, il pourra vous dire plein de choses agréables.

Bien sûr, il pourra aussi vous dire qu’il n’a pas envie de vous parler et s’il n’est pas équilibré vous faire culpabiliser ou se moquer de vous ou être froid et distant.

Mais cela ne sera pas de votre faute ! C’est son problème. Et vous gagnerez du temps en comprenant que cette relation n’est aps assez douce pour vous. Vous gagnerez en estime de vous.

Peut-être que vous allez finalement l’appeler, échanger à ce sujet avec lui, formuler une demande et votre envie de rien aura disparu.

Effectivement, il y a des risques à exprimer ses besoins.

Mais ne pensez-vous pas qu’il y a encore plus de risques à ne jamais vous exprimer, à ne jamais vous respecter, à attendre que les autres devinent ce que vous voulez et le fassent ?

Vous connaissez déjà la réponse : être tourné vers l’autre de peur de le perdre, c’est se perdre soi-même et donc obligatoirement perdre les autres car une relation équilibrée se créé dans l’échange.

Si vous ne gérez pas votre côté de la relation, l’autre s’en va de toute façon, lassé de votre être fantômatique !

Courage, à chaque jour suffit sa peine ? NON !

Chaque jour apporte sa joie !

 

 

 


Actions

Informations



Laisser un commentaire




sauvons la convention colle... |
Myopathie, maladie neuro mu... |
Le BIO c'est la SANTE |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | YOGA & REIKI dans l...
| Votre coach sportif __...__
| lumierederose