Mars/Avril 2009 : Mes pires appréhensions.

16032009

Je lance donc ce thème qui sera donc inaugural. Je vous invite à témoigner sur ce thème « mes pires appréhensions » en respectant l’anonymat (le vôtre et celui des autres) et en restant respectueux/se.

« Je pense que de se formuler celles-ci permet de mieux faire le point et d’accepter nos craintes et d’apprendre, avant de les neutraliser, à les apprivoiser, à les regarder. De plus, cela fait du bien de les dire et pourquoi pas d’en sourire, voire d’en rire ?

Je commence :

Mes  pires appréhensions : en fait, dès que mon compagnon ou mes enfants quittent le domicile, je suis inquiète. J’ai peur qu’il leur arrive quelque chose. J’imagine l’accident de voiture, ou d’autres accidents et j’ai peur qu’ils soient blessés. Je ne me le dis pas sans cesse, non, cela s’infiltre, je me sens stressée et en fait, quand je réfléchis c’est à cause de cela : je suis toujours inquiète.

Je crains aussi toujours que mon compagnon me trompe. J’en souris maintenant mais c’est un peu comme si je ne pouvais avoir aucune confiance et un peu comme si cela n’était que son seul objectif : me tromper. J’ai aussi envie de tout savoir de lui, de rentrer dans ses pensées, je suis terrorisée à l’idée que la mort va nous séparer, j’aimerais que nos deux corps fusionnent, je voudrais me désintégrer en lui…

Des fois, la nuit, je crois que je meurs, je me réveille en sursaut en ayant l’impression d’être morte.

Mais, toutes ces appréhensions, je les cache, je n’en parle pas. Car je ne veux pas prendre la tête à ceux que j’aime.

Des fois, cela déborde, car je suis toujours dans le contrôle, alors je fais une scène ou je deviens irascible et je peux passer pour maniaque ou jalouse alors que cela n’a rien à voir.
Je suis contente de pouvoir parler de ces appréhensions car depuis que j’ai pu me les verbaliser, depuis que j’ai compris ce qu’elles étaient, il m’arrive de plus en plus souvent de vivre des moments sans elles et WAOUH, quelle bouffée d’air frais, quel bonheur, j’en pleure de joie.

Mais pour l’instant, elles sont encore là, plus petites, moins paralysantes mais ,là. »

Ysyade




« J’ai besoin de vous » . 1990. La problématique du vide et du besoin.

6032009

J’ai besoin de quelque chose, je suis en train de me demander de quoi ? Est-ce si évident ? Si je sais que j’ai besoin de quelque chose, je devrais savoir de quoi ! Vais-je vous duper en disant que je n’ai besoin de quelque chose qu’uniquement parce que je ne sais pas ce que je veux ?

Non, je tourne en rond !

Besoin : qu’est-ce ?

Une sensation profonde de manque, d’un vide à l’intérieur de moi. Réclamation du corps et de l’esprit. Je divague : je trépasse de bonne heure et non de bonheur. [Ce jeu de mots est un héritage familial, vous en trouverez souvent la trace dans mes textes, l’humour, même de mauvais goût, m’aide beaucoup à surmonter mes chagrins !]

Tiens : Besoin de bonheur. Evidence.

Tout au fond de mon regard, des paillettes distillent de la tristesse. Seule, seule, seule, je m’enferme : le monde est pourtant grand ouvert autour de moi mais ce sont mes besoins, des besoins de folie qui m’isolent des autres êtres vivants.

« J’ai besoin de vous ! », voilà ce que j’ai envie de dire de tout mon corps, j’ai besoin d »un quelqu’un qui accepte ce que j’ai à donner et qui me remplisse de ce don accepté !

« Vous » : est-ce cela le vide : je voudrai être pleine de « vous » et « vous » me videz ! Je ne sais pas ce que c’est. Je ne sais même pas qui « vous » êtes.

Je vous fantasme « beau » ou « belle » mais le problème vient de vos imperfections que j’ai du mal à tolérer car elles vous éloignent de moi !

Ce n’est pas mon histoire d’amour : il n’y a pas d’histoire, seulement deux présences qui se rejoignent quelquefois. Nous nous voyons si rarement !

L’amour se partage : je ne  partage rien, j’aime [commentaire de celle que je suis maintenant : c’est une erreur, ce qui est important c’est de comprendre que l’amour et le besoin sont deux choses complètement antagonistes ! on croit aimer ! la personne joue le même rôle qu’un objet ! c’est en fait un sentiment destructeur ]  mais il ne m’aime pas.

C’est cela qui me ronge : tout aboutit à rien dans mon coeur.

Je bute.

Il faut que je m’emploie à détruire l’obstacle…




L’envie de rien, un symptôme critique.

4032009

blog.jpgIl m’arrivait certains jours d’être fauchée en plein vol.

J’utilise cette métaphore car elle colle vraiment à ce que je ressentais.


La veille, par exemple, je faisais des activités, normalement ou je me lançais dans des projets et puis, là, soudain, plus rien, aucun intérêt, incapacité à faire quelque chose, tout m’ennuie, je reste couchée, je dors, je vois tout en noir et je m’arrête là car comme a dit Michele dans son commentaire, je la cite « j’en passe et des pires ».

A. Les éléments déclencheurs.

Or, il s’avère que j’ai voulu savoir si certains faits, certaines situations, certains moments étaient davantage propices à la naissance de cet état paralysant et ravageur ( on a l’impression que tous nos efforts ou progrès de la veille sont balayés, réduits à néant) .

Je pense que la réponse est à la fois personnelle (nous fonctionnons tous différemment) et en même temps que l’on peut trouver des dénominateurs communs à ces éléments déclencheurs :

- ce qui arrive en première position dans mon cas, c’est la déception sentimentale (je vais expliquer car cela  dépasse le cadre de la vie amoureuse).

_ ce qui arrive en second , ce sont les difficultés à gérer les choses du quotidien, difficultés qui engendrent l’impression de « je ne vais jamais y arriver » et donc qui me conduisent au « à quoi bon ? » et à la paralysie évoquée ci-dessus. (j’en reparlerai dans un autre article)

- ce qui m’arrive également, en troisième position, ce sont les crises de « complexes » comme je les nomme : « je suis nulle, je ne sais rien, je ne suis pas belle, je n’ai rien d’intéressant, les autres ne me regardent pas » etc. (idem, autre article à venir)

Quand on regarde cela de plus près, les trois choses me semblent liées.

En plus, il faut signaler que la fatigue est un facteur extrêmement aggravant car, en général, je gère mal mon énergie, en dépensant beaucoup trop d’un seul coup et donc, le moindre imprévu me laisse sans force… et donc l’élément déclencheur se pointe et badaboum !

En plein dans l’envie de rien.

B. La déception sentimentale.

Qu’est-ce que je ressens et j’appelle « la déception sentimentale » ? Il s’agit d’une attente que je place dans l’autre, que ce soit un collègue, un ami, ou mon amant (j’emploie ce terme dans son sens ancien : celui que j’aime). Une attente qui s’avère être déçue et qui provoque un manque, une impression de vide, une tristesse.

Je vous donne des exemples:

-Je m’entends bien avec un collègue, une collègue et je me dis que je pourrais l’inviter à boire un coup pour papoter, en dehors des heures de travail et la personne refuse. Je me sens mal.

-Je fixe un rdv à un  ou une ami(e) et celle-ci annule ; mon ami(e) va passer de bons moments avec d’autres copains. Je me sens mal, je me sens exclue.

- Je passe un week-end génial avec mon amant et j’attends de ses nouvelles : la semaine passe sans aucun message. Je me sens très mal.

Je pourrais multiplier les exemples !

C. L’envie de rien : la méconnaissance de ses émotions.

Finalement, si je reviens à mes exemples ci-dessus, lorsque je me sens mal, je vais à ce moment-là, me replier complètement sur moi, car il s’agit à chaque fois de guérir d’une blessure qui est bénigne pour les autres mais grave pour moi !

Pourquoi justement est-elle grave ?

Parce que je ne gère pas mes émotions, parce que je suis entièrement focalisée sur l’autre dont ma survie dépend alors que je devrais être focalisée sur moi !

Derrière cette envie de rien, se cachent en réalité plusieurs émotions, pas toujours reconnues qui sabrent complètement notre énergie vitale, qui envahissent tout.

Je dois d’abord absolument arrêter de me focaliser sur l’autre et profiter de ce repli sur moi pour écouter ce qui se passe un peu dans mon corps. Pour décrypter la signification de « cette envie de rien ». Pour apprendre à reconnaître mes émotions.

 

D. Quelques pistes pour en sortir :

D’abord, arrêter de se traiter de tous les noms lorsque cela se produit. Lorsque vous n’avez envie de rien, acceptez-le, acceptez-vous comme cela.Ayez de la compassion pour vous.

Trouvez un endroit et un moment où vous pouvez vous asseoir ou vous allonger et vous décontracter et dites-vous : « d’accord, je n’ai envie de rien et je ne vais pas chercher à tout prix à m’activer. Je m’accepte comme cela. Je sais que cela ne va pas durer. » (les affirmations peuvent sembler ridicules mais  je vous garantis qu’elles aident énormément.)

A ce moment-là, essayez d’accueillir les émotions qui viennent en vous : cela ressemble à un « décrassage » : vous allez peut-être ressentir une grande tristesse :pleurez !

Vous allez ressentir de la colère (tapez dans des matelas, cela soulage) ou vous mettre à rire ! Cela peut prendre quelques minutes ou plusieurs heures.

Acceptez la peur aussi.

Puis, généralement, vous aurez une petite idée de ce qui s’est vraiment passé. Et là, il faudra le verbaliser : « oui, j’attendais un appel de mon amant mais il ne l’a pas fait et je me suis sentie abandonnée et j’ai imaginé qu’il se foutait de moi. »

Puis, il faudra trouver un moyen d’imaginer comment vous auriez-pu vivre cela autrement et de manière moins douloureuse.

Pour reprendre l’exemple ci-dessus, vous n’avez peut-être pas appelé votre amant par peur de le déranger, par peur de lui donner une mauvaise image de vous, par peur de le faire fuir… par peur de le perdre tout simplement. Mais le problème c’est que dans ce cas-là, vous vous interdisez tout simplement de vivre en coupant votre élan vital. Vous ne vous respectez pas et vous vous privez d’une connaissance précieuse : vos besoins !

Si cet homme est équilibré, il pourra vous dire de manière respectueuse que vous le dérangez, il pourra aussi vous accueillir chaleureusement, il pourra vous dire que vous avez bien fait d’appeler, il pourra vous dire plein de choses agréables.

Bien sûr, il pourra aussi vous dire qu’il n’a pas envie de vous parler et s’il n’est pas équilibré vous faire culpabiliser ou se moquer de vous ou être froid et distant.

Mais cela ne sera pas de votre faute ! C’est son problème. Et vous gagnerez du temps en comprenant que cette relation n’est aps assez douce pour vous. Vous gagnerez en estime de vous.

Peut-être que vous allez finalement l’appeler, échanger à ce sujet avec lui, formuler une demande et votre envie de rien aura disparu.

Effectivement, il y a des risques à exprimer ses besoins.

Mais ne pensez-vous pas qu’il y a encore plus de risques à ne jamais vous exprimer, à ne jamais vous respecter, à attendre que les autres devinent ce que vous voulez et le fassent ?

Vous connaissez déjà la réponse : être tourné vers l’autre de peur de le perdre, c’est se perdre soi-même et donc obligatoirement perdre les autres car une relation équilibrée se créé dans l’échange.

Si vous ne gérez pas votre côté de la relation, l’autre s’en va de toute façon, lassé de votre être fantômatique !

Courage, à chaque jour suffit sa peine ? NON !

Chaque jour apporte sa joie !

 

 

 




Partenaire particulier cherche partenaire particulière…

1032009

J’écrivais il y a peu : souvent nous choisissons un partenaire irresponsable et je donnais des exemples, la colère était là … Finalement, après avoir réfléchi pendant des heures, chose que j’adore faire, je me suis dit qu’il fallait apporter une petite nuance à mon constat…

Nous craignons tellement de perdre ce partenaire (j’ai l’impression de ne plus être dans cette dynamique mais je sais que mes progrès sont modestes et que je ne serai jamais probablement totalement guérie de ma peur de l’abandon) que nous le scrutons, le contrôlons, le soutenons, le conseillons, le soignons parfois… à tel point que justement sans doute, cela l’encourage à ne pas prendre d’initiative ou à ne pas être  responsable puisque Super Nana est là !

Donc, notre peur et notre comportement renforcent cette « irresponsabilité »…

Même s’il est vrai que  nous serons attirées probablement, à cause de notre histoire, par un partenaire qui a déjà une forte tendance à échapper aux responsabilités ou à refuser l’intimité (2 choses différentes mais qui nous guettent) : plusieurs profils existent, pardonnez-moi mon côté caricatural mais cela aide parfois à comprendre et cela soulage aussi de rire de nos égarements :

Les profils rêvés  :

  • l’artiste (maudit, c’est mieux, incompris, c’est une bonne base);
  • l’homme enfant (à la Peter Pan !);
  • l’alcoolique/le drogué/ le joueur ;
  • l’excentrique, le marginal (parfois à tendance autistique, son côté « différent » nous attire et nous émeut) …

Il arrive que certains partenaires cumulent plusieurs de ces caractéristiques .

Dans tous les cas, nous n’avons pas le pouvoir de les changer ou les faire changer, nous n’en avons pas le droit non plus et finalement, grâce à eux, comme je l’ai déjà dit nous allons pouvoir régler un sort  à notre problème : arrêter de vouloir le contrôler (et je suis persuadée que vous ne vous rendez pas compte à quel point le contrôle envahit tout dans la vie d’un dépendant affectif, j’en reparlerai) .

Une seule chose à faire : s’occuper de moi, ne plus gérer l’autre.

Forcément, l’autre n’aura pas la même approche avec vous… 

Essayez !

 







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