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« L’incapacité d’être seul ». Essai sur l’amour, la solitude et les addictions.C. Audibert. Payot.2008

27022009

A. Analyse et remarque perso ( à lire éventuellement)

Excellent ouvrage pour comprendre la problématique de la solitude chez le dépendant affectif.

En effet, être seul ou être avec l’autre provoque toujours le même constat angoissant et usant : « cela va finir, on va se quitter, cela ne va pas durer », constat polluant le moment présent partagé avec un ami ou un proche, constat rendant les moments de solitude déchirants : nous vivons la mort des autres quotidiennement, un départ, c’est une tragédie. Bien sûr que ceci n’est pas forcément nommé ou conscient, cela peut être le corps qui parle … nausées, vertiges, ventre noué, tremblements…

Cette incapacité a donc toujours un lien avec l’addiction, le dépendant affectif est dans l’addiction, toujours, dans une ou plusieurs ! 

Souvent, on soigne son addiction sans se rendre compte que derrière elle, c’est la dépendance affective qui tire les ficelles …

Car  une addiction est pour le dépendant affectif le mécanisme de survie qu’il a trouvé ! imaginez donc qu’une addiction peut en cacher une autre tant que le dépendant n’a pas appris à se faire à l’idée de finitude, de mortalité.

Il faut avoir fait le deuil de sa vie intra-utérine pour pouvoir vivre ! Il faut naître au monde, « couper le cordon » est une expression juste et simple. Nous ne sommes donc pas encore « nés » lorsque nous sommes DA (= dépendant affectif). !!!

Donc, pour échapper à la souffrance de la solitude, je mets en place (en attendant ma naissance et j’espère qu’elle ne tardera pas à 40 ans …lol comme dirait ma fille) certains mécanismes :

  • je mange (pas beau)
  • je bois, (beurk)
  • je dépense, (ouille)
  • je collectionne les amants, (mamamia)
  • je joue, (bingo)
  • je me drogue, (patatras)
  • je dors… (pfuitttttttt)
  • j’ai des conduites à risque… (badaboum)
  • je parle avec des onomatopées pour rester jeune ( warf warf warf)… non, là, c’est un intrus.

En effet : si vous n’êtes pas sûr d’être vivant, ou si vous ne parvenez pas à l’accepter, il faut y aller à fond pour rester toujours dans le flou, le fondu, l’irresponsable, le moelleux, le sucré, le doux, l’impersonnel… tout ce qui recrée l’ambiance de notre vie utérine, car  nous n’avons pas appris à profiter des bonheurs de l’indépendance, de l’exploration, de la différenciation, de l’intimité…notre enfance ne nous a pas permis cette découverte.

Il faut donc sortir de l’indifférenciation, se créer une nouvelle peau plus solide, contenante (voir le livre très complexe d’Anzieu : Le Moi-Peau), affronter l’idée de la mortalité et profiter de cette nouvelle liberté… Quel chemin !

B. Citations (à lire absolument)

Mais avant,  voici quelques citations de cet ouvrage qui montre bien le lien entre cette solitude-détresse et les addictions.

Son Avant-Propos présente la problématique et la structure de l’ouvrage (page12) :

« Que sont les angoisses de solitude ? Qu’est-ce que l’incapacité d’être seul, dans l’absence comme dans la présence des autres ? En quoi la relation addictive peut-elle être une solution à cette incapacité  et qu’est-ce qui la différencie d’une relation d’amour ordinaire ? Comment les addictions fonctionnent-elles face aux éprouvés de solitude ? … »

P15, la définition de l’incapacité d’être seul et de sa conséquence : « La solitude, comme la mort, est un sujet fondamental en psychopathologie car c’est à partir de sa capacité à accepter son destin d’être-seul et d’être-mortel que l’humain organise sa propre existence. »

P22 : la conséquence avec l’enfant (et donc le parent dépendant affectif sera souvent « toxique », voir ouvrage « Les parents Toxiques » de Susan Forward ») « Certains adultes ne permettent ainsi pas assez à leur enfant de jouir de ces moments de solitude, car ils se montrenttrop présents, trop stimulants, tropexcitants, trop angoissants ou trop dépendants de cet enfant qui a d’ailleurs parfois comme fonction inconsciente d’éviter la solitude de son (ou ses) parent. »

P. 65 Au sujet de la boulimie : « La boulimie, en entretenant la sensation de vie dans le corps, écarte momentanément la crainte de son anéantissement, mais elle empêche le sujet d’accéder à l’acceptation de l’idée de mortalité. »

P. 209/210 : Le sommeil comme solution : » Lorsque les sujets tentent de sortir de leur repli, ils imaginent avoir sans cesse à se défendre de l’autre. Jusque-là, ils pouvaient parfois se croire nés pour être ermites. Mais, c’est au milieu des autres qu’ils découvrent à quel point le contact est coûteux. Toute forme d’échec est alors considérée comme très grave. Le conflit est intolérable, le rejet ne l’est pas moins. [...] Certains peuvent même décrire une sorte d’addictionau sommeil, comme si dormir, se mettre en léthargie, avait cette même fonction qu’ont certaines « drogues » contre la souffrance de solitude. »

Bonne réflexion ! Accepter l’idée de la mortalité, c’est donc pouvoir commencer à organiser sa vie et donc ne plus être au coeur d’une tempête permanente qui ravage tout et nous empêche d’être tranquille !

 

 




Choix d’un partenaire irresponsable

13022009

C’est une des choses les plus terribles de la dépendance affective. Cela me fait enrager et lorsque je dis cela, bien sûr, je sais que je suis en plein coeur du problème car toute l’énergie que j’ai dépensée à enrager à cause de lui suffirait à éviter la construction d’un nouveau réacteur nucléaire !

Par exemple, aujourd’hui, je n’ai pas été capable d’aller travailler : cuite, ratatinée, avachie, déprimée, exténuée, triste, dégoûtée, honteuse, démoralisée, bref KO.

ET POURQUOI ?

Oui, je sais parce que je ne sais pas encore gérer mon problème et que je en suis pas encore guérie !

Mais justement, c’est intéressant de revenir sur ces derniers jours pour comprendre comment je me suis vidée de mon énergie et comment je peux éviter de recommencer la même chose. 

Si je simplifie les choses, je dirai pour me soulager que c’est de sa faute, que je gére tout, qu’il les accumule, qu’il exagère etc…Je me suis retrouvée à devoir réparer moi-même le portail de la maison qu’il a totalement démantibulé, soi-disant en voulant le réparer ! Vous m’auriez vu en pleine nuit, par un grand mistral, avec ma trousse à outils à réparer provisoirement le sabot du portail et la serrure tous les deux « explosés » alors que mes enfants attendaient de manger et que le chien risquait à tout moment de se barrer avec un portail fermé avec … un serre-joint… Voilà pour l’anecdote, il y en aurait mille !

Bien sûr. La plupart des femmes ne supporterait pas une minute ce que je supporte des mois. Un mec qui transforme une maison en dépotoir, qui s’achète plein de gadgets sur Internet mais n’est pas fichu de faire que le portail ferme et qui sabote les rares choses encore en fonctionnement, qui vend sa voiture pour mieux utiliser la vôtre … hummm et j’en passe, un régal !

Justement. Qu’est-ce qui m’obblige à supporter cela ? 

Rien.

Et vous comprenez donc le problème !

Je me suis mise dans la merde et j’ai du mal à en sortir.


Une bonne nouvelle : je ne cherche plus à le raisonner, le changer, le conseiller, lui faire des leçons… (si peu, quasiment plus, je vous l’assure !)

Je cherche à m’en sortir. Et donc, je dois apprendre à me débrouiller toute seule. Parce que lorsque l’on se met avec ce genre de gars (ou de fille, je ne suis pas sexiste), impossible d’y aller par quatre chemins : pour se sortir du caca, pas le choix : SEULE, se débrouiller SEULE.

C’est un vrai deuil à faire. Il vaut mieux dans le même temps s’entourer d’aide car il s’agit de SE DEBROUILLER SEULE MAIS UNIQUEMENT DANS LE CADRE DE CETTE RELATION MALSAINE.

Autre chose d’amusant (oui, quand on a les 2 pieds dans le caca, on relativise !) : il est fortement déconseillé de quitter ce partenaire irresponsable à ce moment-là ! 

Une exception : s’il vous frappe ou vous terrorise, exerce des violences sur vos enfants, vous vole tout votre argent, bref dans ces cas-là PARTEZ pour vous sauver. 

Dans tous les autres cas, si vous partez, vous recommencerez la même chose avec un autre tant que vous n’aurez pas fait TOUT LE CHEMIN.

Une bonne nouvelle donc : ce partenaire irresponsable que vous considériez comme un fléau,une catastrophe ambulante, un boulet, une erreur, un amour malheureux va enfin devenir UTILE !


OUI VOUS Ne rêvez pas : UTILE !

Vous allez apprendre à vous occuper toute seule de vous ( vous ne risquez rien avec lui : il ne vous aidera pas, ne lèvera pas le petit doigt et ne fera pas échouer votre apprentissage de l’autonomie le bougre !).

Alors, oui, il y a des jours où toutes ces responsabilités vont vous sembler lourdes affreusement lourdesmais petit à petit, le fardeau va s’alléger : vous serez devenue libre et adulte. Capable d’assumer votre vie seule même si c’est fatiguant mais sans devenir l’aliénée d’un irresponsable ce qui rime avec faillite personnelle, ce que vous avez déjà vécu enfant : livrée à des irresponsables, imaginez votre détresse !

Si vous êtes fatiguée, c’est certainement de ce poids de l’enfance. Il faudra beaucoup d’amour de votre part à l’égard de votre personne pour que cette pesanteur se gomme petit à petit et que votre énergie reste stable, disponible et que vous le deveniez enfin pour une vie équilibrée.

N’oubliez pas : vous pouvez compter sur vous !




Trop aimer : progression et guérison d’après Robin Norwood

13022009

Le schéma que je retranscris ici se trouve aux pages 286/287 de l’édition de poche « J’ai Lu » du livre Ces femmes qui aiment trop.

 

 

 

 

 

 

 

PHASE INITIALE

Comportement trop responsable, trop protecteur acquis dans une famille affligée de dysfonctions.
Attirance envers ceux qui ont besoin d’elle. 

 

Grand besoin de contrôler  les autres : choix d’un partenaire irresponsable qui invite à ce comportement.
Tentative d’aimer son conjoint de la façon qu’elle aimait ses parents malades.
Début de la dénégation de l’état de la relation.
Dépendance émotionnelle de son partenaire accrue.
Efforts pour ne pas contrarier son partenaire.
Sentiments de culpabilité.
Besoin urgent de discuter de son problème avec son partenaire.
Doute de ses perceptions.
Attention portée sur le comportement de son partenaire.
Excuse du comportement de son 

partenaire auprès d es autres .

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PHASE

CRITIQUE

Obsession de dissimuler ses problèmes.
Sentiments d’échec.
Comportement agressif envers son partenaire : désir de vengeance.
Remords persistant au sujet des disputes avec son partenaire.
Vains efforts répétés pour contrôler son partenaire.
Colère et ressentiment à la suite de promesses et de résolutions non respectées.
Tentative d’éloignement géographique avec son partenaire.
Perte d’intérêts.
Famille et amis évités.
Problèmes d’ordre professionnel et financier : assume les responsabilités de son partenaire.
Ressentiment irraisonné.
Manifestations de maladies nerveuses.
Alimentation excessive ou négligée.
Problème d’ordre médical : utilisation de tranquillisants.
Possibilité d’un développement d’une dépendance à l’alcool ou aux drogues.
Détérioration physique.
Début de périodes de dépression, prolongées.
Liaisons extra-conjugales, abus de travail, intérêt obsessionnel pour des préoccupations extérieures.
Facultés intellectuelles amoindries : découragement.
Ressentiment des gens normaux.
Frayeurs indéfinissables : paranoïa.
Incapacité d’agir.
Obsession de son partenaire.
Epuisements de toutes les tentatives de contrôle.
Violence accrue envers son conjoint et ses enfants.
 

 

PHASE CHRONIQUE

Menaces de suicide et tentatives
Troubles émotifs graves chez soi et ses enfnats.
Echec total admis.
Persistance de l’obsession du partenaire dans un cercle vicieux.
Consent à chercher de l’aide.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

REHABILITATION

Désire sincèrement être aidée quoi que son partenaire fasse.
Apprend que trop aimer est une maladie.
Apprend qu’elle peut guérir que son partenaire reçoive ou non de l’aide.
Fait face à son impuissance (incapacité).
Début d’une thérapie de groupe.
Rencontre avec des femmes qui aiment trop en voie de guérison.
Début de pensée positive.
Appréciation des avantages possibles d’un nouveau mode de vie.
Mise de l’importance sur soi plutôt que sur son partenaire . Atténuation des craintes à propos du futur
Reçoit de l’aide dans le traitement de sa dépendance d’une drogue.
Retour de l’estime de soi.
Assiduité aux réunions de groupe.
Disparition du désir de « s’évader » : capacité de dire « non ».
Pensées réalistes.
Cesse de donner du pouvoir à son partenaire.
Efforts loués par ses amis du programme.
Développement d’intérêts sains.
Nouveau cercle d’amis stables.
Reçoit de l’aide pour faire le point sur sa vie.
Renaissance des idéaux et de la spiritualité.
Equilibre émotif accru.
Appréciation de ses progrès.
Disparition graduelle du besoin de contrôler les autres.
Premiers pas vers l’autonomie.
Regain de la confiance des enfants.
Souci de son apparence.
Identification précoce des rationalisations (mécanismes de défense).
Satisfaction non basée sur le comportement de son partenaire.
Prise en charge de sa vie (responsabilités accrues).
Mode de vie éclairé et intéressant permettant de viser à des objectifs encore inégalés.



Ces femmes qui aiment trop de Robin Norwood

13022009

Mon livre de chevet. Celui qui depuis huit mois m’apporte de l’aide presque quotidiennement.

Beaucoup de thérapeutes refusent d’entendre parler de « dépendance affective » et minimisent ce problème ou, effectivement, ne le prennent pas comme une maladie qui peut conduire à la mort comme toutes les dépendances (à l’alcool, à l’argent,  à la nourriture, aux drogues, aux médicaments…). 

Or, bien qu’étant fondamentalement ouverte à la psychothérapie, à la psychanalyse, en connaissant l’utilité, les bienfaits, je suis entièrement d’accord avec Robin Norwood pour l’avoir vu chez ma grand-mère, chez ma mère, chez moi et déjà chez ma fille qui heureusement parviendra peut-être à sortir de ce cercle infernal si je le brise et je m’y atttache, donc, la dépendance affective est une maladie chronique grave qui a la même évolution que l’alcoolisme.

La première fois que j’ai lu cela, j’ai rigolé et jeté le livre. Je pense que cela dérange d’entendre cela. Cela remue. On préfère traiter Norwood de cinglée, de dire : « c’est les autres ! « .
Pourtant, j’ai repris le livre, je l’ai lu, relu, rerelu… et j’ai compris pourquoi j’avais eu ce premier moment de rejet : elle avait mis en plein dans le mille !

D’ailleurs, l’état physique et psychologique de ma mère suivait exactement le schéma qu’elle décrivait et je lui emboîtais le pas. 

L’évolution des patients atteints de  dépendance affective est sensiblement la même que celle des patient(e)s alcooliques. Et même si cet étiquetage de « dépendant affectif » dérange, laissons de côté le mot, ce n’est pas lui qui est important mais la réalité qui se cache derrière lui !

Dans son ouvrage, Robin Norwood parle des étapes à respecter pour s’en sortir après avoir décrit clairement les étapes de cette maladie. Elle conseille de rejoindre des groupes de parole sur le modèle des Alcooliques Anonymes. cela peut agacer, on peut ne pas adhérer à cette solution, quoi qu’il en soit, ce livre restera toujours pour moi celui qui a eu le mérite d’appeler un chat un chat et de me donner des explications claires, pratiques, utiles.

Grâce à cet ouvrage, je mesure des progrès. Mon bien-être augmente. bien sûr, c’est un combat et il y a des jours où je suis KO et où j’ai peur d’avoir à tout recommencer. Mais non. 

Accepter de progresser pas à pas, d’entrer dans une vie plus paisible, parfois étrangement calme, c’est aussi difficile et le corps et l’esprit parfois  se cabrent comme des chevaux sauvages, réclamant leur bonne vieille angoisse, leurs bons vieux conflits etc.

Dans le prochain artccle, je vous transcrirai les étapes de cette maladie chronique telles que Robin Norwood les décrits, cela aide à se situer.

Bon courage et souvenez-vous : ce qui compte, c’est aujourd’hui !




Liste d’exercices : la concentration

12022009

Voici une liste de petits exercices à faire pour apprendre à faire passer ses émotions et son corps avant les injonctions, appels, interventions de l’extérieur qui happent facilement les personnes qui dépendent trop facilement et trop rapidement des autres.

Mode d’emploi :

Le côté fantaisiste de certains exercices est volontaire. Il s’agit de permettre à votre créativité et à votre enfant intérieur de gagner en force et de ne plus se laisser toujours museler par les injonctions morales que les dépendants affectifs multiplient (ne fais pas ça , attention à ce que tu dis, sois souriante, ne te plains pas, excuse-toi, ne le mets pas en colère…)

A pratiquer quotidiennement en notant ses impressions. Quinze minutes, c’est bien. c’est peut-être un peu trop long au début. Commencez par 5 minutes, puis dix et enfin quinze. Ajustez la durée en fonction de vous ! Et oui, l’objectif étant de se découvrir, je vous laisse juge.

1. Choisir le numéro de téléphone dans les pages jaunes d’un professionnel qui vend un objet ou un service qu’il vous plairait de vous offrir. Par exemple : livraison de fleurs, massage, livres, fauteuil en cuir, salon de jardin, traiteur, professeur de musique etc… Téléphonez-lui et posez lui plusieurs questions sans vous engager. Notez ce que vous ressentez à la fin de l’exercice. Vous aurez peut-être l’impression d’agacer, de déranger mais essayer de garder un ton posé, aimable et remerciez votre interlocuteur.

2. Reposez les questions auxquelles vous auriez aimé dire NON et dites bien fort ce NON . A faire par exemple en voiture où on peut crier sans crainte d’être entendu . Voici des exemples :

-Tu peux me garder les mioches mardi, j’ai une réunion ? NON

- Tu me passes la voiture, j’ai une course à faire ? NON

- Tu pourras être là pour réceptionner le colis ? NON

- Tu pourrais emmener le petit au solfège ? NON

Ainsi, la prochaine fois, le NON viendra plus spontanément et cela sera une victoire quand vous parviendrez à le prononcer sans imaginer le pire.
Piège : les questions qui commencent par : « Ca t’embête pas si… » (sacré pourriture ces questions , elles sont piégées !)

Répondre carrément : Ca ne m’embête pas, ça m’emmerde ! Et tournez les talons.

Remarque : Le dépendant affectif doit dans un premier temps donner des signaux forts à son entourage de son changement . Il n’est plus la petite chose tremblante qui craignait d’être larguée parce qu’elle n’a pas voulu vous prêter sa voiture ou garder le môme tous les mercredis de l’année !

3. Asseyez-vous au milieu d’une conversation engagée ( au boulot, chez des copains, au café …) et écoutez sans intervenir. Essayez de trouver de l’écho en vous à ce qui est dit et osez vous faire vraiment votre opinion. N’allez pas dans le sens du groupe ou du meilleur pote ou de la personne qui vous semble sympa. Mais n’intervenez pas. recommencez plusieurs fois l’opération en intervenant posément si vous vous sentez assez au clair avec vous même et risquez des opinions personnelles sans chercher à convaincre votre auditoire à tout prix, sans vous excusez si vous vous faites remballer, sans vous aplatir, sas avoir honte, en restant naturel(le).

4. Invitez quelqu’un que vous appréciez  à une activité que vous aimez et ne vous justifiez pas ou ne vous dévalorisez pas.

(à suivre)

 

 




Apprendre à vivre pour soi-même

12022009

Il arrive que les choses aillent mal depuis le matin : j’ai souvent l’impression que mes sensations sont extra-sensibles : comme si tout ce qui m’environnait me parvenait démultiplié. Je suis bombardée de sensations et j’ai du mal à faire le tri !

Par exemple, je me lève et j’entends déjà le chien qui gratte à la porte, les chats qui miaulent, je vois mon fils debout en train de chercher quelque chose, ma fille, son visage me montre qu’elle est préoccupée, j’entends, je vois, je sens et tout cela me réclame ( tu parles, j’ai la folie des grandeurs !)… Je dois faire sortir le chien, donner à manger aux chats, donner les céréales et les chaussures marron  à mon fils, consoler ma fille, éteindre les lampes, faire sécher le linge, vérifier que le portail est bien fermé pour que le chien ne s’échappe pas etc… Je ne suis même pas réveillée, je meurs d’envie de faire pipi et l’alarme de mon réveil sonne encore !

Souvent, j’ ai l’impressiond’être au milieu d’un cataclysme et je ne comprends rien à cet enchainement des faits etje m’en étonne !

Quel rapport avec la dépendance affective me direz-vous ?

Ceux qui le vivent auront sans doute déjà compris.

J’en suis là parce que j’ai vécu pendant des années avec l’habitude de faire passer l’extérieur avant mon for intérieur : j’ai inversé le mode de fonctionnement de tout être humain ; je n’écoute pas mon corps, je guette l’extérieur.

C’est ce que l’on fait quand on est en danger. Je vis donc comme si j’étais perpétuellement aux aguets, comme une bête sauvage.
J’essaie d’apprivoiser l’extérieur, à défaut de m’apprivoiser.

Si je déchiffre sur le visage de l’autre du mécontentement, je modifie mon attitude, j’en tire des conclusions.

Cet oubli de moi, je ne le supporte plus.

Alors, à la cacophonie générale que je vous ai décrite ci-dessus, viennent maintenant se rajouter des voix :

- Va pisser, t’en meurs d’envie, le chien attendra !

- Réveille-toi, ton fils peut attendre !

- Arrête de prévenir ta famille quand tu vas aux wc, tu pars pas en expédition …

etc…

Ce matin, vers 9h , j’avais déjà l’impression d ‘avoir livré une bataille épuisante lorsque je suis rentrée chez moi, après avoir conduit mon fils à l’école et avoir promené mon cocker caractériel (je n’allais pas me simplifier la vie, faut pas pousser)… j’étais crevée et j’avais envie de me cacher et pourtant, ma journée de travail m’attendait encore.

Alors, apprendre à vivre pour moi, ce ne sera pas un luxe, mais la possibilité de dire « ta gueule » à toutes ces voix qui aboient dans ma conscience et je dois apprendre à cesser de me tourner vers l’extérieur comme s’il était un phare . (d’eau !)

Je dois donc découvrir, imaginer des exercices de concentration. La concentration sur soi de temps en temps, c’est vital.

Et je pars donc à la recherche d’exercices qui me seront utiles. J’ai quelques petites idées.

Comme de laisser le chien aboyer un quart d’heure sans intervenir. Je m’imagine toujours que les voisins vont débarquer au 5ème aboiement et / ou vont porter plainte… Alors qu’en fait, elle n’aboie que peu de temps … Si déjà la relation que j’ai avec mon chien est complexe, imaginez ce que cela peut donner avec mon homme ! (à découvrir dans les prochains articles).
PS : l’humour, cela sauve. C’est le seul outil utile que je possède selon moi dans ma trousse à outils avec sans doute des facilités (paradoxales) d’introspection. Car, cette introspection n’a rien à voir avec la compassion et la bienveillance qu’il  est fondamental de s’accorder.
Quand introspection rime avec juge sévère, il vaut mieux se révolter !




Départ de ma traversée pour vaincre ma dépendance affective !

11022009

Bon, j’y suis. J’ai tourné autour du pot pendant des jours, des semaines. J’ai beaucoup lu, beaucoup réfléchi, beaucoup souffert, dans mon coin. J’ai sans doute progressé. Mais finalement, j’ai enfin réussi à passer le cap : écrire ici, ce sera ma véritable entrée en thérapie. Je souhaite que mon parcours aide d’autres personnes. Je sais que j’ai trouvé de nombreuses ressources très utiles sur le Web, je me dis donc que celle-ci ne sera pas en trop.

Mais modeste. Je ne souhaite que retracer ce que je vis au quotidien. Je ne veux pas passer des heures à travailler la mise en page, à ajouter des photographies, à me mettre en scène. Non. Seulement un journal.

J’ai aussi réussi à passer le cap depuis que je sais que même si personne ne vient me lire, même si personne ne me laisse de commentaire, je continuerai car il s’agit pour moi d’une traversée du désert : avoir enfin le courage d’aller vers mon véritable Moi, laisser mes dépouilles derrière moi, ne plus me retourner, affronter mes monstres intérieurs et ne plus être cet être pétrifié par de multiples peurs mais enfin respirer librement.
Je me sens prisonnière et je commence aujourd’hui ma route vers la libération.

De quoi s’agit-il ?

Je dirai que se définir « dépendant affectif » c’est savoir que l’on est à la recherche permanente de la reconnaissance et de l’affection des autres, que même les gens que l’on ne fait que croiser dans la rue et que l’on ne reverra pas, il est vital de leur laisser un bon souvenir, il est vital de ne pas être rejeté par eux même lorsqu’il s’agit d’un très gros ou d’une très grosse conne !

C’est avant chacun de ses gestes se demander ce que l’autre va en penser, imaginez un peu le cauchemar !

Je suis donc en permanence poursuivie par ma conscience et par un énorme vide intérieur : comme si chaque étreinte reçue ou chaque mot gentil entendu n’avait pas existé car tombé dans un gouffre infini, irrécupérable, détruit, avalé, anéanti, nié !

La dépendance affective c’est une mémoire affective défaillante : mon corps ne se souvient pas des douceurs antérieures, mon corps n’est jamais rassasié, il a toujours faim de caresses et de tendresse, il est toujours un nourrisson en train de crier et d’appeler sa mère dont l’ombre le poursuit mais ne se concrétrise jamais en corps chaleureux.

Je me sens donc une suppliciée antique, marquée d’une condamnation éternelle dont je ne comprends pas l’origine.
Je la devine pourtant : une déchirure a dû se produire dans mon plus jeune âge entre ma mère et moi, une séparation, un abandon, que sais-je, en tout cas, à la lumière de notre relation actuelle : un vide.

Pouvoir dire cela, c’est déjà en être en partie sauvée : je parviens à survivre, je parviens à ne plus mourir de chagrin dans de nombreuses situations, je m’apprivoise et petit  petit, je comble ce gouffre.

Mais que c’est fatiguant de combler un précipice avec une petite cuillère !

Voilà, mes impressions et je ne vais pas me décourager quitte à progresser pas à pas, centimètre cube par centimètre cube.







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